Ressources

Réseau Mondial d'Intelligence Santé Publique (RMISP)

Un système de première alerte détecte les risques/menaces pour la santé publique

Mme Mawudeku est Directrice du Réseau Mondial d'Intelligence Santé Publique (RMISP), Centre de mesures et d'interventions d'urgence, Agence de la santé publique du Canada. Son équipe utilise les dernières technologies pour repérer immédiatement les menaces pour la santé publique. Chaque jour, des analystes multilingues passent au peigne fin le contenu de plusieurs sources y compris les bases de données d'articles de presse comme Factiva, qui a fait l'objet d'une analyse syntaxique sur plus de 1000 concepts tels que « maladie mystérieuse Â» ou « déclaration Â».

L'analyse sémantique aide à la prise de décision et à la gestion des risques

Le système du RMISP utilise la solution d'analyse sémantique (TME) de Nstein pour attribuer des notes de pertinence aux nombreux articles venant de sources mondiales. L'engin d'analyse sémantique TME permet également de dédupliquer les articles d'informations redondants. Le système aide les analystes à compter et à suivre les occurrences de menaces possibles. Cette surveillance effectuée par les organisations telles que le RMISP permet précisément de déclencher des actions, telle que celle de l'OMS déclarant la grippe H1N1 comme pandémie géographique, qui à son tour accélère le développement de vaccins.

Surveillance des sources de contenu du monde entier

Un article récent du National Post citait l'importance du RMISP pour détecter des menaces globales. Contrairement à son homologue américain ProMed, le RMISP ne se limite pas à rechercher les maladies. Le groupe surveille toute menace envers la vie humaine, d'origine naturelle ou humaine : des feux de brousse en Californie, des déclarations de fléaux en Afrique, et même des vols de matières nucléaires. À ce titre, l'équipe canadienne surveille grâce à sa technologie plus de 1 000 types de menaces humaines dans le monde entier. L'équipe publie huit rapports différents, trois fois par jour. Le groupe de Mme Mawudeku et le système RMISP ainsi que son homologue américain ProMed ont aidé les scientifiques de l'OMS à déterminer si une déclaration était contrôlée ou atteignait le stade de la pandémie.

L'automatisation : la clé pour détecter les menaces et risques

« Ce métier est particulièrement stressant Â» déclarait Mme Mawudeku. « En temps normal, nous ajoutons 4 000 articles par jour. Actuellement (avec la déclaration de la grippe H1N1), nous sommes submergés par plus de 20 000 articles par jour. Il serait impossible de suivre ce volume sans l'aide de la technologie - exactement ce dont nous parlions au moment où l'alerte s'est déclenchée. Â»